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CHRONIQUE : La FIFA débarque en 2026. 48 équipes, 3 pays, et un cirque à 11 milliards.
Crédit: Adobe Stock

Trente-neuf jours de folie

Le coup d’envoi sera donné le jeudi 11 juin 2026 au mythique Stade Azteca de Mexico, là où Maradona a fait pleurer les Anglais en 1986. Un clin d’œil de l’histoire qui n’est pas anodin. Le Mexique deviendra le premier pays à accueillir trois Coupes du Monde, après celles de 1970 et 1986. La cérémonie d’ouverture promet d’être grandiose, à la mesure de l’événement.

La finale se jouera le dimanche 19 juillet 2026 au MetLife Stadium, dans le New Jersey, à un jet de pierre de Manhattan. 82 500 places. Un stade construit pour les Giants et les Jets de la NFL, qui accueillera le sacre du futur champion du monde. Entre ces deux dates, 104 matchs seront disputés. Du jamais vu. La précédente édition au Qatar n’en comptait que 64.

Un format complètement repensé

Le format change radicalement. Douze groupes de quatre équipes remplacent les huit groupes traditionnels. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient automatiquement, auxquels s’ajoutent les huit meilleurs troisièmes. Total : 32 équipes en seizièmes de finale, suivies de huitièmes, quarts, demies et finale. Un tournoi à élimination directe étendu, qui multiplie les chances de surprises.

Cette structure inédite a été validée par le Conseil de la FIFA en mars 2023, après des mois de débats houleux. Les critiques ont fusé : trop de matchs sans enjeu, fatigue accumulée pour les joueurs, déséquilibre sportif. Mais Gianni Infantino, président de la FIFA, n’a rien voulu entendre. Pour lui, plus d’équipes signifie plus de pays représentés, plus de fans mobilisés, plus de revenus générés. Le calcul est froid. Et il est purement financier.

Cent quatre matchs. Je relis ce chiffre et j’hallucine. On va saturer la télévision pendant quarante jours. Les joueurs vont s’écrouler de fatigue. Les fans vont décrocher au bout de trois semaines. Mais la FIFA s’en fiche royalement. Parce que chaque match supplémentaire, c’est un contrat de diffusion supplémentaire, un sponsor de plus, une rentrée d’argent additionnelle. Le football devient une industrie qui dévore ses propres acteurs. Et personne ne semble vouloir l’arrêter.

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