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CHRONIQUE : Rugby féminin canadien, le rêve d’argent peut-il survivre à 2025 ?
Crédit: Adobe Stock

Le classement World Rugby ne ment pas

Au 17 novembre 2025, le Canada occupe la 2e place mondiale du classement World Rugby féminin avec 92,30 points. Derrière la Nouvelle-Zélande (94,52). Devant l’Angleterre (90,79). Devant la France (84,55). C’est la première fois de l’histoire que le Canada termine une saison aussi haut.

Le parcours du Mondial 2025 raconte tout. Phase de poules dominée. Quart de finale contre l’Australie remporté 46-5. Demi-finale historique contre la Nouvelle-Zélande perdue d’un souffle, 34-19… Non. Demi-finale contre la France gagnée 17-7. Et cette finale à Twickenham où elles ont mené 13-7 à la mi-temps avant que les Black Ferns ne déroulent leur métier.

Sophie de Goede, la patronne

La capitaine canadienne a été nommée dans l’équipe-type du tournoi. À 26 ans, elle incarne cette génération qui a refusé d’attendre que le système les autorise à rêver. Fille d’anciens internationaux, formée à Victoria, elle joue désormais à Saracens en Angleterre. Comme la moitié de l’équipe nationale.

Voilà ce que personne ne dit assez fort : ces joueuses ont dû quitter leur pays pour devenir championnes de leur pays. Le championnat domestique canadien n’offre pas le niveau requis. Alors elles partent. Angleterre. France. Nouvelle-Zélande. Et elles reviennent porter le maillot rouge avec une ferveur que seuls les exilés comprennent vraiment.

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