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CHRONIQUE : Coupe du monde 2026. Le Canada joue chez lui. Et personne n’y croit vraiment.
Crédit: Adobe Stock

Le retour après la blessure

L’arrière gauche du Bayern Munich a subi une déchirure du ligament croisé antérieur en mars 2025 lors d’un match avec la sélection canadienne. Une blessure qui a fait trembler tout un pays. Davies, c’est plus qu’un joueur. C’est l’enfant de Buduburam, ce camp de réfugiés ghanéen où il est né en 2000, devenu le visage planétaire du soccer canadien. Sa rééducation s’est terminée à l’automne 2025, et son retour progressif avec le Bayern a confirmé qu’il avait retrouvé l’essentiel de sa vitesse foudroyante.

Sur le flanc gauche, Davies reste l’un des latéraux les plus dangereux du monde quand il est à 100%. Sa course de 60 mètres en transition est une arme que peu d’équipes peuvent contenir. Mais la vraie question, c’est sa résistance sur un tournoi de plusieurs semaines après une blessure aussi sérieuse.

Quand je l’ai vu s’écrouler sur la pelouse en mars, j’ai eu cette pensée égoïste, presque honteuse : « Pas lui. Pas maintenant. Pas avant la Coupe du monde à la maison. » Parce qu’on avait attendu si longtemps un joueur comme ça. Un Canadien qui fait trembler les défenses européennes les vendredis soir. Et je me suis dit que le destin avait un sens cruel de l’ironie.

Le rôle clé sous Marsch

Jesse Marsch utilise Davies comme piston gauche dans un système à trois défenseurs centraux, ce qui libère sa capacité offensive sans l’exposer défensivement à des courses arrière trop coûteuses. C’est probablement le meilleur usage qu’on puisse faire de lui à 25 ans. Si Davies est en forme, le Canada a un avantage que la moitié des sélections du tournoi n’a pas.

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