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CHRONIQUE : Offside quand la géopolitique vole les rêves de toute une génération de sportifs
Crédit: Adobe Stock

Quand la FIFA ferme la porte

Depuis l’invasion turque de 1974 et la proclamation unilatérale de la TRNC en 1983, aucune fédération sportive internationale ne reconnaît les équipes chypriotes turques. Ni la FIFA. Ni l’UEFA. Ni le CIO. Les conséquences sont vertigineuses. Pas de qualifications pour la Coupe du monde. Pas d’Euro. Pas de Jeux olympiques. Pas même de matchs amicaux officiels avec des nations reconnues.

Les clubs de Nicosie-Nord, de Famagouste, de Kyrenia jouent dans un championnat fantôme que personne, hors de l’île, ne suit. Les meilleurs joueurs n’ont qu’un choix s’ils veulent exister : prendre la nationalité turque et tenter leur chance à Istanbul, ou abandonner. La plupart abandonnent.

Et pourtant, ils continuent à jouer. Sur des terrains modestes, devant quelques centaines de fans. Pour rien. Pour l’honneur. Pour le simple plaisir de taper dans un ballon sans drapeau autorisé. Cette obstination m’émeut profondément.

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